La petite leçon de survie pour les AOC de Pascaline Lepeltier
Pascaline Lepeltier, sommelière à New York, meilleure sommelière de France et MOF en 2018, s’est replongée dans l’histoire des appellations pour y trouver les pistes d’une adaptation nécessaire. Une tribune publiée dans le tout premier numéro de Vinofutur, en 2022, et encore d’actualité. Extraits.
Coulisses -05/08/2026 – Pascaline Lepeltier – Tribune initialement publié en janvier 2021
Préparez-vous au vin de demain!
L’historien Roger Dion « nous rappelle que le vin est avant tout une histoire d’hommes et de marché. Que ces terroirs, essences des AOC, sont avant tout des pages blanches dont les délimitations et les vocations n’ont jamais cessé de changer avec le temps. Le vin est une histoire recommencée d’adaptations à l’environnement, à l’économie, à la technique : la façon dont il est produit, vendu, goûté, commenté et réglementé en dit même moins sur lui que sur la société qui le déguste. »
(…)
« Nombre d’AOC sont figées et ne semblent pas pouvoir s’adapter à la vitesse des évolutions du marché, des demandes sociétales, des exigences environnementales. Le système d’appellation d’origine contrôlée est-il encore pertinent pour aujourd’hui, et demain ? Oui, car l’idée originelle est brillante. »
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« L’AOC doit porter une nouvelle éthique du lien au vivant en son sein, au-delà de l’environnement évidemment et en incluant les communautés humaines vivant dans ses vignobles autant que le consommateur, qui sont avant tout des citoyens. Et cette éthique doit s’accompagner de transparence, dans la vigne comme dans le chai. »
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