Cépages hybrides : pourquoi la filière viticole les a abandonnés avant de les réhabiliter

Comment la filière a abandonné les cépages hybrides avant de les réhabiliter

Veille. Un hommage à Alain Bouquet nous a donné envie de revenir sur une question plus large : pourquoi la filière viticole a-t-elle abandonné les vignes hybrides avant de les réhabiliter cinquante ans plus tard ? Le parcours de ce chercheur permet de relire autrement un demi-siècle de choix techniques, économiques et politiques autour de la génétique de la vigne, des années pesticides à la création variétale.

 La veille – 03/6/2026 – J.R.

Qui était Alain Bouquet, l’hybrideur de vignes ?

Diplômé en 1968 de l’école d’agriculture de Montpellier, haut lieu de la recherche viticole, Alain Bouquet (décédé en 2009) est devenu chercheur à l’INRA de Bordeaux, puis à Montpellier. En 1974, il rapporte d’un voyage d’étude aux Etats-Unis, en Caroline du Nord, des pieds de NC165, “premier hybride de vigne authentifié et fertile”.

En France, il développe à partir de ces hybrides américains et en s’appuyant sur les principes de la sélection paysanne un programme de création variétale viticole. Son objectif : obtenir des variétés de vignes “résistantes aux maladies et non aux consommateurs”. Un programme “classique”… mais de très long terme : 35 ans de rétro-croisements, en apportant à chaque nouvelle génération une amélioration.

Il parvient ainsi a créer 32 nouvelles variétés de vignes “nettement moins dépendantes” en soufre et cuivre face au mildiou et à l’oïdium.

💡 Pas au clair sur les hybrides ? Lisez le décryptage #2 C’est quoi cette histoire de vignes hybrides ?

 

Alain Bouquet, seul contre tous

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