Le vignoble de Santorin, en Grèce, s'effondre. Des chercheurs proposent une méthodologie pour le régénérer, étape par étape. Photo : Efstratios Guillaume Xyrafis
Savennières. Photo @Efstratios Guillaume Xyrafis

Voir Santorin… et trouver un plan pour sauver le vignoble

Quatre chercheurs – Efstratios Guillaume Xyrafis, Olivier Yobregat, Marie Emmanuelle Saint-Macary et Alain Deloire – proposent une méthodologie pour régénérer le vignoble de Santorin, en cours d’effondrement. Et aussi un message d’alerte : une transition complète prend du temps… et parfois, elle peut arriver trop tard.

Actu – 30/09/2026 – J.R. – 🔓
Santorin : vignoble en cours d’effondrement
En Grèce, le vignoble de Santorin est passé d’une production de 5 000 tonnes de raisin en 2003, à 2 500 en 2022, puis 500 tonnes en 2025… et moins de 300 tonnes en 2026, pour une surface viticole passée sous la barre des 1 000ha. Plus qu’un lent déclin, ce vignoble historique – 3 500 à 4 000 ans d’histoire continue de la vigne – fait face à que ce qu’on peut qualifier d’effondrement. Les causes sont multiples : dérèglement climatique et sécheresse sévère, pression touristique, manque de main d’oeuvre, érosion…
Co-auteur de l’étude, Efstratios Guillaume Xyrafis est vigneron au domaine Sigalas.
👀 Lire l’étude : “Rethinking the vineyard of Santorini in a changing climate and preserving an historic wine region”, Science Direct, sept. 26

Vinofutur : Pourquoi étudier le vignoble de Santorin ? Est-ce parce qu’il est une préfiguration de ce qui pourrait advenir en France ?

Efstratios Guillaume Xyrafis : “ Santorin ne préfigure pas mécaniquement ce qui arrivera en France : les sols, le climat, les systèmes de culture et les institutions diffèrent même si les contraintes climatiques des vignobles méditerranéens ont de nombreux points communs avec Santorin.

C’est donc un signal d’alerte utile, car plusieurs pressions s’y cumulent : chaleur et sécheresse, sols appauvris, vieillissement des actifs, faible renouvellement des vignes et concurrence foncière liée au tourisme. Le stress climatique accélère un déclin déjà social et économique. `

Certaines régions françaises disposent de davantage d’eau, de sols plus profonds ou d’infrastructures plus solides, mais elles connaissent aussi la chaleur, la sécheresse, les difficultés de main-d’œuvre et la pression sur les terres en y ajoutant la baisse de consommation du vin de 120 litres/an/habitant dans les années 1950 à environs 40 litres en 2025.

La leçon transposable est de diagnostiquer tôt l’ensemble du système par régions viticoles ou par zones territoriales et d’agir pour trouver des solutions court-moyen ou long terme applicables localement et avant que l’abandon du vignoble soit décidé ou subi.”

Concrètement, par quelles étapes et quels outils ou pratiques passe la transition ?

La suite de cet article n'est accessible qu'aux lecteurs abonnés.

Préparez-vous au vin de demain!

 

 

Et si pouviez avoir TOUT Vinofutur ?

✓ Accédez à tous les articles Vinofutur.

✓ Recevez les revues papier chez vous.

✓ Engagez-vous pour les futurs du vin en soutenant notre média indépendant.

+ Des surprises

45€ / an

Le nouveau numéro de Vinofutur arrive

Abonnez-vous
à la nouvelle saison

→ Recevez chez vous le prochain numéro “Le vin en mouvement”, en octobre 2026.

→ Profitez du tarif de lancement : 35€/an jusqu’au 30 septembre (puis 45€)

→ Accédez à toute la saison Vinofutur : la veille mensuelle + 4 Wineletters (lettre trimestrielle en papier) [août / novembre / février / mai] + l’accès aux articles web pendant 12 mois.