Les vins ont plus d’alcool qu’avant, et ce n’est pas (seulement) à cause du dérèglement climatique
Veille. Hausse des degrés d’alcool et vendanges de plus en plus précoces sont les signes les plus visibles des impacts du dérèglement climatique sur le vin… mais aussi le résultat de choix anciens.
La veille – 16/12/25 – J.R.
D’abord, le constat : une hausse générale des degrés d’alcool dans le vin est observée dans tous les vignobles de France. +1° en moyenne en 30 ans pour les vins du Languedoc, +0,6° pour ceux des Côtes du Rhône, +0,5° ) +1° dans la Loire, +0,9° pour les vins de Bordeaux (source = Techniloire).
Sur le papier, ça paraît peu. Mais associé à une baisse de l’acidité (1g de moins en moyenne pour les vins de Loire par exemple), cela modifie profondément les profils des vins. Et surtout, ce n’est là qu’une moyenne. D’un cépage à l’autre, notamment, la hausse du degré d’alcool peut être beaucoup plus forte, avec des vins titrant à 15, voire 16°. Et ce alors même que la société est engagée dans un mouvement de déconsommation d’alcool, et que les consommateurs cherchent des vins plus légers, mieux adaptés à leur vie.
📌 Rappelons que selon la loi, le degré minimum pour un vin est de 8,5° et que son maximum est de 15° (sauf dérogations dans certaines AOP). Plus d’infos ici.
Cet article est développé à partir d’une veille de novembre 2025. La lettre est à retrouver ici.
L’article source, signé par l’anthropologue Léo Marianiet publié par The Conversation, est à retrouver ici.
Photo VF.
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